vendredi, 27 avril 2007
Pour une 4e séparation des pouvoirs
"En France, la presse est libre, sauf lorsqu'elle subit quelques pressions, ce qui est tout à fait dommageable", Ségolène Royal Le Monde -web 26 04 07
Extraits de Libération.fr du 28 04 2007 :
(...) Un grand réseau
D'abord, il y a Martin Bouygues, le plus proche de tous, son meilleur ami et, ça tombe bien, patron de TF1 (soit un tiers de l'audience télévisuelle). Mais il y a aussi Arnaud Lagardère, son «frère», patron du groupe qui abrite en son giron Europe 1, Paris Match, le JDD, etc. C'est sans compter avec Serge Dassault, déçu du chiraquisme, et propriétaire du Figaro, Bernard Arnault, le témoin de son mariage avec Cécilia, et propriétaire de la Tribune, ou encore François Pinault, propriétaire du Point avec qui Sarko partage entre autres la même passion du vélo. Et alors ? Tous ces patrons-actionnaires ont-ils le petit doigt sur la couture et peuvent-ils vraiment mettre leurs journalistes au garde-à-vous ? Pas si simple. Mais certains faits sont troublants. (...)
"Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi, j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là qu'on en est", a affirmé François Bayrou, vendredi 27 avril sur RTL, sous-entendant que le candidat de l'UMP aurait usé de son influence pour faire annuler le débat auquel le président de l'UDF devait participer avec Ségolène Royal sur Canal+ samedi. "Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude", a répondu M. Bayrou, interrogé pour savoir s'il pensait que Canal+ avait renoncé à organiser un tel débat "à la demande de Nicolas Sarkozy". La chaîne en avait d'abord exprimé l'intention, avant de revenir jeudi en arrière, invoquant les obligations légales en matière de temps de parole des candidats à la présidentielle. Le candidat centriste, qui a obtenu 18,57 % des voix le 22 avril, a dénoncé "la propension" de Nicolas Sarkozy à "verrouiller" l'information, mais a assuré que ce débat entre la candidate socialiste et lui-même aura lieu. Le Monde -web 27 04 07
Discours de François Bayrou
Université d'été des jeunes UDF - La Grande Motte
2 septembre 2006
(...) quelque chose de plus préoccupant encore : le
lien d'intimité et d'intérêt entre ces puissances et le pouvoir, actuel ou
futur.
Imaginons en effet - je vais prendre une hypothèse totalement absurde -
que de grands groupes de médias soient liés à de grands groupes
industriels qui aient avec l'État des rapports de client à fournisseur …
.../...
Nicolas Sarkozy assume publiquement cette proximité, et même cette
intimité avec les détenteurs de ces immenses puissances, de ces forces de
frappe industrielles et médiatiques qui jouent un si grand rôle dans la
formation de l'opinion.
.../...
il faut aujourd'hui une autre séparation des pouvoirs : il faut
séparer la politique de l'économique, de l'économique qui tient le
médiatique.
09:25 Publié dans Médias, Politique et Etat Impartial | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias pouvoir politique influence collusion
